2. Public chéri, mon amour ! (comme disait l’autre …)

© Stéphane E. Raynaud de Fitte

© Stéphane E. Raynaud de Fitte

Bonjour. Je suis Stéphane-Emmanuel Raynaud de Fitte. Pour faire court …

Journaliste politique, économique et social, je m’intéresse aussi de près aux arts (en particulier le cinéma, le jazz et la musique electro). Fort d’une expérience d’une quinzaine d’années dans la communication politique et publique avant de devenir journaliste, j’ai fini par fonder Stradefimedia, l’agence de presse consacrée aux relations internationales et au développement. Je (pour)suis par ailleurs mes premières amours qui m’ont fait, dans l’ordre, écrivain et designer.

Passons rapidement sur les généralités d’usage : je suis né le mercredi 24 novembre 1976 à la Croix-Rousse (Lyon), à 10:20, sous la pluie. Je vis entre les États-Unis (Washington, DC et Cape Cod) et la France (Rouen et sa banlieue – incluant Paris … et la Provence de mon enfance).

Autres précisions de peu d’intérêt, disons-le : ma couleur est le rouge (m’enfin, ça dépend des moments …), ma fleur le coquelicot, mon pêché mignon la crème de marrons et mon expression favorite change tout le temps.

Mon style ? C’est une bonne chose d’avoir du style. Vous découvrirez le mien en me lisant, en écoutant mes chroniques et émissions. Deux points me paraissent importants : vous l’aurez constaté, je fais partie d’une école moderne qui considère qu’un journaliste peut ne pas s’interdire d’écrire à la première personne, livrant une analyse personnelle (car, disons-le, l’objectivité est un concept intéressant mais qui fait vite perdre du temps car ne peut exister à l’échelle d’un seul individu ; je lui préfère la notion de neutralité).

Le second point : dans mes émissions, mes interviewes, j’ai naturellement pris l’habitude de tutoyer mes invités lorsque je les tutoie dans la vie privée. Et la connivence qui peut exister entre eux et moi parfois n’est en rien quelque-chose à cacher. J’aime la transparence, pas les faux-semblants. Je ne vais pas dire ou faire quelque-chose à titre professionnel qui ne me ressemble pas à titre personnel.

J’aime parmi tout l’esprit, la générosité, la liberté, le respect (plus que la tolérance qui, comme le disait à mon micro mon éminent confrère Antoine Sfeir* à Rouen en compagnie de Bertrand Tavernier lors de l’ouverture du 17e festival Regard sur le Cinéma du monde (je salue au passage Arnaud Hadrys et Camille Jouhair, qui en sont respectivement le président et le directeur artistique) – la tolérance, donc – suppose le poids de l’acceptation presque forcée …) et l’honnêteté. Et travailler avec des personnes qui rassemblent ces qualités. Plus que tout, ce que je déteste est la duperie et la méchanceté gratuite, la vacuité ambiante, la suspicion et les araignées. Une bonne illustration de la nature des relations que je m’efforce d’établir avec mes semblables me vient de cette pensée de Lacordaire : « Je ne cherche pas à convaincre d’erreur mon adversaire mais à m’unir à lui dans une vérité plus haute ». Encore que vous en conviendrez, il y a deux catégories de semblables : ceux qui sont un peu moins semblables que soi et ceux qui le sont un peu plus. Concernant ma vie privée, puisqu’elle ne concerne que moi et les personnes qui en font partie, vous n’en saurez ici pas davantage si vous y êtes étranger.

Si je devais me définir par un trait de caractère essentiel, je dirais que je suis sans cesse d’humeur créative. Vous voulez connaître ma principale qualité ? Je ne vous la dirai pas. Mais sans doute est-elle livrée avec le défaut qui lui correspond. Et si ce n’est sans doute pas le plus gros, je vous livre un confortable défaut : je suis snob, je le revendique et l’entretiens. Et je n’ai aucune patience. Et un humour qu’il vaut mieux savoir partager avec moi sinon je vous bouffe tout cru … Vous savez ce qu’on dit : « l’égoût et l’éboueur … » On ne peut pas plaire à tout le monde, c’est entendu. Profitons-en !

D’un point de vue professionnel, j’interviens sur plusieurs supports : presse écrite, web et radio. Je ne prends d’ordres d’aucune rédaction, d’aucun groupe financier ni d’aucun trafiquant d’armes (j’ai dit « trafiquant » … !?)  je choisis mes sujets et les traite de la façon la plus libre qui soit, sans complaisance pour ce que je peux exprimer par ailleurs à titre personnel. Je prends toujours des gants avec quiconque. Parfois, ce sont des gants de boxe. Mais je respecte toujours tous et chacun, car le mépris demeure une chose qui doit se distribuer avec parcimonie, vu le nombre important de nécessiteux en la matière.

Je crois encore que chaque chose est bien quand elle est sa place : la tête en l’air, les pieds sur terre et le cœur à l’ouvrage. Les jambes en l’air, aussi, c’est bien, mais marcher sur la tête, très peu pour moi ! J’aime les idées rondes dans des concepts carrés, je crois enfin qu’on peut rire de tout mais pas avec tout le monde (ni tout le temps, ça devient usant, à la longue …), que Desproges avait raison en disant que les vieux, il faut les tuer à la naissance (ce qui, cela dit en passant, règlerait de facto le problème de financement des retraites …) et qu’il ne faut jamais oublier le sévère avertissement que nous faisait Devos : « l’humour est une chose sérieuse avec laquelle il ne faut pas plaisanter ». Enfin, je m’efforce d’avoir du flair. Avec ce nez qui m’est propre (tout appendice s’entretient … ce qui peut même amener des sujets de conversation comme être sujet à conservation) et qui suscite des « you may be french, with this nose ! » de la part de mes voisins américains (ils sont mignons …). Savez-vous ce que l’on dit généralement des hommes qui ont un grand nez ? Non ? Eh bien, qu’ils ont aussi de grands pieds. Voilà. Et des hommes qui ont de grands pieds, je ne vous fais pas un dessin (au passage, vous conviendrez que l’on n’est plus dans la partie ou j’évoquais qualités et défauts …), vous le savez bien, on dit qu’ils ont aussi … de grandes chaussettes ! Voilà donc qui peut nous emmener loin …

Ainsi, vous disposez d’un très léger aperçu du personnage, passé Maître dans l’art de l’étalage qui sait conserver ses secrets. Passons maintenant à des choses plus « terre-à-terre », voulez-vous ? Je sais pas vous, mais moi je vais aller biner mon potager … tout naturellement !

Je m’étais dit que j’allais essayer de faire court. Après ces quelques lignes, il est donc temps de conclure, ne croyez-vous pas ? Ben oui, vous et moi ! Puisque c’est vous qui me lisez et moi qui vous écris … Allez, concluons donc, pour votre bien comme pour le mien ! (Chassez le naturiste, il revient au bungalow…).

Souvenez-vous qu’il ne faut pas croire tout ce qui est dit et écrit dans les journaux, autant qu’il ne faut pas croire tout ce que disent les journalistes … parole de journaliste ! (je n’ai pas dit qu’il ne fallait jamais nous croire, notez bien … simplement, pas tout …). Sinon, vous pouvez aussi vous pencher sur cette pensée du fondateur du Monde (naaan, pas « Lui »… l’autre !) :

« Le journalisme, c’est le contact et la distance »

Hubert BEUVE-MÉRY (1902-1989)

* Antoine Sfeir est journaliste, directeur des Cahiers de l’Orient et chroniqueur dans les émissions d’Yves Calvi sur d’excellentes chaînes de télévision …

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